Décrié, notre égo s’en prend souvent plein la figure. Encore plus lorsque nous sommes dans une évolution spirituelle. Certains enseignements prescrivent en effet l’élimination de l’égo, d’autres son contrôle, ou encore d’autres la séparation.

Mais en réalité, qu’est-ce que l’égo ?

L’égo est la conscience de soi.

C’est de savoir quand nous nous regardons dans un miroir, que c’est nous qui sommes reflété.
C’est la conscience de notre personne, la conscience de notre individualité.
C’est de savoir que nous existons, que nous sommes en vie.

Une fois que nous avons conscience de notre existence, de la vie et de la mort, des comportements basiques sont mis en place par l’égo pour assurer notre continuité : l’instinct de survie est le plus fort d’entre eux.

Il va aussi différencier la douleur du plaisir, la souffrance de la joie, et en conséquence va influencer nos choix en se basant sur des expériences passées.

Des croyances d’origines diverses viendront également se greffer à l’égo, ces croyances participeront à nos définitions des notions de plaisir, de joie, de bonheur.

Et pour agrémenter le tout, les différentes peurs viendront ajouter leur grain de sel.

Nous aurons au final une image très déformée de nous même.

Nous associerons par exemple la souffrance au bonheur car nous avons peur de l’inconnu et préférons nous cantonner à ce que nous connaissons déjà, il s’agit après tout de la seule manière de faire face à la situation et de rester en vie.

Nous greffons donc à notre égo du positif comme du négatif, de la vérité comme de l’illusion.

Un égo déséquilibré va par exemple entretenir les jugements de soi et des autres, l’arrogance ou encore le manque d’estime de soi.

Un égo équilibré va nous permettre par exemple de poser nos limites, de reconnaître notre valeur personnelle, nos capacités, notre potentiel.

L’égo est la conscience individuelle, et une belle conscience individuelle permet de reconnaître sa place dans un groupe, et par extension la place de l’autre, ce qui emmène à une aussi belle conscience de groupe alimentée par l’amour et la bienveillance.

Notre travail n’est plus alors de chasser cette part de nous-même, mais de l’accueillir et la purifier afin qu’elle prenne sa plus belle forme.

Je vous propose un petit exercice pour vous (re)connecter à votre égo.

Prenez un moment de tranquillité, selon vos aises et préférences, vous pouvez ou non vous mettre dans un état méditatif.
Centrez vous à l’intérieur de vous même, puisque c’est avec une partie de vous même que vous allez communiquer.
Invitez l’égo à prendre forme en vous, ou si vous préférez en face de vous.

Accueillez votre égo comme il est, avec bienveillance.
Parlez-lui. Dites-lui que vous reconnaissez son existence et son rôle.
Si vous l’avez un peu maltraité par le passé, vous pouvez en discuter, et vous excuser et surtout vous pardonner. Ce qui est fait est fait et vous souhaitez aujourd’hui avoir une nouvelle approche et poser de nouvelles actions.
Rassurez votre égo, expliquez lui (et donc à vous-même) que vous souhaitez travailler avec lui et non contre lui ; que vous savez que parfois le changement est difficile, mais qu’ensemble vous y arriverez ; que vous ouvrez pour votre guérison afin d’ aller mieux et de vous libérer des vieux schémas et anciennes souffrances.

Quand vous aurez terminé, prenez-le dans vos bras, enveloppez-le d’amour, et laissez le se réintégrer en vous.

Les mots d’amour que vous offrez à votre égo, sont des mots d’amour que vous vous offrez à vous même.

Recommencez cet exercice à chaque fois que vous traitez un déséquilibre de l’égo et que vous sentez des résistances.