Plus votre quotidien est enraciné, et plus l’énergie devient stagnante, et circule de moins en moins bien. La place pour le nouveau, le changement, la transformation rétrécit. La vie devient alors une éternelle répétition, de gestes, de pensées et de situations.

Lâcher ses habitudes peut faire peur au premier abord, par le vide et l’inconnu que cela apporte, mais aussi par la volonté nécessaire pour ne pas succomber aux automatismes, et à la facilité de la procrastination.

Mais lorsque vous y arrivez, la vie devient une aventure de chaque instant. La spontanéité se fait une place dans vos prises décisions. Vous voyez et saisissez plus facilement les différentes opportunités qui s’offrent à vous.

L’enracinement dans son quotidien peut prendre plusieurs formes qui sont des attachements…

aux habitudes, règles et croyances que l’on s’impose :

… Comme, se donner des horaires précises pour certaines tâches ou moments la journée.
Par exemple, lâcher les horaires, permet de manger non plus parce que c’est l’heure, mais parce que la faim se présente ; de se coucher non plus parce que c’est l’heure, mais parce que le sommeil vous gagne.

Lorsque vous vous laisser guider par votre ressenti intérieur et par votre corps, l’organisation de votre temps évoluera pour mieux vous convenir. Et si vous restez dans cet état d’esprit d’évolution constante, cette organisation sera elle aussi en évolution constante.

… Ou encore, obéir aux traditions et aux conventions.
Les fêtes de fin d’année sont un très bon exemple. Le niveau de stress peut monter très vite quand il y a des cadeaux à acheter ou le repas familiale à préparer, et que le budget, le temps ou l’envie manque. L’état de votre être ne correspond pas forcément à ce qui est attendu de vous à ce moment précis.

aux modes de vie et à la nature primitive de l’être humain :

En effet, l’enracinement peut être très profond, il part de notre personne jusqu’à notre nature d’animal. Nos instinct primitifs sont des comportements livrés avec notre incarnation sur Terre. Cependant, l’énergie ascensionnelle qui baigne la planète favorise la déconnexion avec les anciens schémas, comportements et croyances, et les instincts primitifs en font partie.

Les modes de vie et médecines basées sur notre être primitif deviennent donc progressivement obsolètes à mesure de notre élévation. C’est le cas par exemple de l’ayurvéda et le classement pitta, vata, kapha, l’alimentation selon les groupes sanguins, la chronobiologie…
Autre référence issue de la médecine chinoise est le yin et le yang, représentation même de la dualité, qui aussi va en s’estompant pour laisser place à l’unification.

Là aussi, c’est l’écoute de votre ressenti qui vous guidera dans de votre vie quotidienne.

Le ressenti ne fait jamais d’erreur, et vous non plus lorsque vous choisissez ou non de l’écouter.

Le 2nd cas, si vous l’observez, vous donnera comme indication que vous avez encore quelques résistances sur lesquelles il serait intéressant de travailler.

Quant au 1er cas, si votre ressenti vous amène par exemple dans une situation à première vue foireuse, détrompez-vous, ce n’est pas pour vous faire ch*:). Si vous prêtez attention à ce qui vous arrive, vous verrez des thèmes de travail avec des prises de conscience, quelques petits rappels, ou encore des situations test pour voir où vous en êtes. Après tout, la théorie c’est bien, mais la pratique c’est mieux. 😉

aux possessions matérielles :

Beaucoup de possessions sont bien rangées quelque part après avoir été utilisées trois fois au début, il y a 3 ans et plus du tout après. Ou peut-être d’anciens meubles ou appareils électriques sont accumulés « au cas où, on ne sait jamais ».

Vous vous sentez généralement plus léger à l’intérieur de vous après un bon ménage de printemps. Ce n’est pas anodin, puisque le stagnant a été évacué, et l’énergie peut à nouveau circuler.

Si vous gardez parce que vous avec peu d’argent et avez peur d’avoir besoin un jour et de ne plus avoir, sachez que si vous avancez avec confiance, l’Univers ne vous laissera jamais tomber. Lorsque vous aurez besoin de quelque chose, vous aurez toujours les moyens de l’acquérir au moment voulu. Peu importe votre situation financière, la peur du manque est un sujet intéressant sur lequel se pencher.

Le cas de l’habitation est aussi un très bon exemple d’enracinement. Observez les intentions qu’il peut y avoir derrière l’achat d’un logement. Souvent, l’objectif est de faire un investissement pour le reste de sa vie (à l’image du prêt immobilier aujourd’hui). L’achat d’une maison se fait souvent pour avoir son propre logement jusqu’à la fin de sa vie et pour avoir un bien à passer à ses descendants ! Et hop, profond enracinement.

Non pas que vous vous devez de vous empêcher d’acheter un logement, si vous le pouvez et que vous le souhaitez, faites-le ! Travaillez sur votre intention, pour que votre logement réponde à vos besoins présents, plutôt qu’à vos besoins futurs et ceux de vos enfants. Ainsi, vous ne serez pas en lutte et en résistance si quelques ou plusieurs années après une aventure vous amène à vendre.

au mal-être que vous pensez être une partie de vous :

J’ai rencontré quelques de personnes qui étaient en souffrance physique, émotionnelle ou mentale et qui n’étaient guère intéressés par des solutions efficaces à leur guérison.

Ils s’étaient installés dans une espèce de complaisance et avaient associé leur souffrance à la définition de leur personne. Ils ne se voyaient pas autrement que comme ça.

Là encore, il est facile de s’habituer au mal-être et à la souffrance quand elle est installée depuis un moment. Une alternative ouvrirait de nouvelles portes et de nouvelles opportunités d’action, mais la peur de l’inconnu règne.

Vous n’êtes pas votre souffrance, et votre souffrance n’est pas vous. Vous pouvez vous en libérez sans culpabilité. Vous êtes là pour guérir, le temps est venu de se détacher de la pénitence que vous croyez devoir porter.

La vieillesse du corps est profondément lié à l’enracinement, car l’être humain en devenant adulte s’installe, stagne, perd l’émerveillement, la joie d’être, la soif de découverte et d’apprentissage, la capacité d’adaptation et l’insouciance que l’on peut observer chez l’enfant, il cesse peu à peu d’évoluer, de se renouveler, et ainsi, le corps reproduit l’état d’esprit, le renouvellement des cellules se fait de plus en plus lentement jusqu’à aller en dégénérescence, la peau perd sa fermeté et son dynamisme, les organes s’affaiblissent…

Finalement, se déraciner de son quotidien, c’est se donner un bon coup de jeune !

Première partie : Se déraciner pour mieux s’ancrer
Troisième partie : Se déraciner du passé
Quatrième partie : S’ancrer et évoluer